Les travaux du « Groupe de contact » sur l’Accord de paix de Dakar
Libreville, 10 avril (GABONEWS) – Les travaux du « Groupe de contact » sur l’Accord de paix de Dakar en vue du règlement définitif de la crise diplomatico-militaire, mettant aux prises le Tchad et le Soudan depuis près de cinq ans se tiennent pour l’heure, à huis clos, au palais des Conférences internationales de la Cité de la Démocratie, à Libreville, où dès l’entame de ce conclave les protagonistes, à savoir le pouvoir en place à Ndjaména représenté par le ministre des Relations extérieures, Ahmad-Allam Mi, et le régime de Khartoum dont l’émissaire est le secrétaire général du ministères des Affaires étrangères, ont été placés face à leurs responsabilités pour montrer, aux yeux de la communauté internationale, leur volonté réelle de renoncer à faire la guerre, pour choisir enfin le chemin de la paix.
La ministre des Affaires étrangères du Gabon, Laure Olga Gondjout dont le pays est l’hôte de cette importante réunion du « Groupe de contact » qui se réunit pour la première fois depuis la signature, le 13 mars dernier, de l’Accord de paix de Dakar, a été la première a inviter les protagonistes soudanais et tchadiens à songer plus que jamais à la construction de la paix aux frontières entre les deux pays. En réalité, son invite fondamentale, sur le ton diplomatique, a consisté à leur présenter de façon implicite l’Accord de paix de Dakar comme une opportunité nouvelle à saisir pour tourner la page sombre des affrontements interminables. « Certes, l’enjeu est de taille et loin de réveiller des tensions de toute nature » a-t-elle mentionné. Cependant, elle a tenu à faire partager la foi des autorités gabonaises et même de l’Union africaine dans les vertus de ce dialogue politique. Avant d’ajouter, en définitive : « nous sommes convaincus et nous convenons que la paix demeure l’objectif que nous partageons tous » en participant à cette rencontre initiée par la diplomatie sénégalaise en terre gabonaise. Piqués au vif, Abdurahman Chalgam, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de Libye, ainsi que Basile Ikoueté, et Cheick Tidiane Gadio, les chefs de la diplomatie congolaise et sénégalaise, ont tenu à accroître la pression sur le Tchad et le Soudan. « Nous avons, là, une chance unique d’aider nos frères tchadiens et soudanais. Nous avons plusieurs accords, tous disent la même chose et indiquent aux deux pays les avantages de la paix. Car la vraie guerre qui vaille pour nos pays est celle de la lutte contre la faim et la misère, contre les pandémies mortelles, contre le sous développement en vue de doter le continent des infrastructures » sociales de base qui manquent lamentablement ici et là, a noté justement M. Gadio. En somme, leur message délivré aux protagonistes, est une ultime invite lancée par le « Groupe de contact » sur l’Accord de paix de Dakar afin que les plus hautes autorités du Tchad et du Soudan fassent montre de « bonne volonté » désormais. C’est d’autant plus un défi à relever que nul n’ignore que ce qui a toujours fait défaut c’est le manque de volonté politique pour concrétiser les précédents accords conclus. On rappelle que les deux pays ont auparavant signé l’accord de Tripoli le 8 février 2006, et qu’il existe un accord cadre conclu à Khartoum avec ses protocoles additionnels conclu le 28 août 2006, la Déclaration de Cannes du 15 février 2007. De même, il y a l’accord de Ryad paraphé le 3 mai 2007, dans les Lieux saints. On convient, donc, que le succès du conclave en terre gabonaise, du « Groupe de contact » sur l’accord de Dakar dépendra de la capacité à hâter sa mise en œuvre effective sur le terrain. |
| Article Publié le: 10/04/2008 à: 15:37:56 Par: Jean Christian KOMBILA (Gabonews.ga) |



Commentaires ( posté):
Postez votre commentaire